| Extrait
de wikipedia
Facteurs
L'alcoolémie dépend évidemment de la quantité
d'alcool
ingérée, mais également d'autres paramètres :
Ainsi, à consommation égale d'alcool, une
femme
aura en moyenne un taux plus élevé qu'un
homme
de même masse,
du fait d'une plus faible activité de l'alcool-déshydrogénase.
De même, par exemple, les Japonais
supportent moins bien l'alcool que les Eurasiens.
L'hyperventilation
pulmonaire permet de diminuer plus rapidement
l'alcoolémie.
Taux légal
Le Code
de la route définit une concentration
limite au-delà de laquelle un automobiliste
n'est plus autorisé à utiliser son véhicule.
En France,
le taux légal est de 0,5 g d'alcool
par litre de sang (ou 0,25 mg par litre
d'air expiré), ce qui correspond approximativement
à deux verres de vin
ou deux verres standard de tout autre alcool
(bière, whisky...).
Au Canada,
le taux légal est de 80 milligrammes d'alcool
pour 100 millilitres de sang ou 0,08 % (m/v),
ce qui correspond à 0,8 g d'alcool par litre
de sang.
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Effets de l'alcool
La prise d'alcool a des effets néfastes
pour la conduite, car :
- il rétrécit le champ
visuel ;
- il augmente la sensibilité à l'éblouissement ;
- il altère l'appréciation de l'espace.
Un conducteur sous l'emprise de l'alcool
risque, lorsque survient un obstacle,
de freiner trop tard, ayant mal évalué
la distance.
- il diminue les réflexes. La durée moyenne
du temps de réaction en conditions normales
est évaluée à une seconde
environ. Dès 0,5 g/l, ce temps de réaction
atteint déjà 1,5 seconde. Un véhicule
roulant à 90 km/h parcourt 25 mètres
en 1 seconde et 37 mètres en 1,5 seconde,
12 mètres qui peuvent faire la différence.
Plus l'alcoolémie est élevée, plus le
temps de réaction est allongé.
- il provoque une surestimation de ses
capacités ; son effet euphorisant
inhibe certains réflexes et provoque des
réactions périlleuses : prise de
risque, vitesse
excessive, agressivité, oubli de la ceinture
de la sécurité ou du casque...
Moyens de contrôle de l'alcoolémie
- contrôle comportemental : celui-ci
n'est pas pratiqué en France ; il
présente l'intérêt de détecter des troubles
de comportement pouvant être dus à d'autres
toxiques (médicaments,
cannabis) ;
il consiste en général en des tests d'équilibre
(tenir un certain temps sur une jambe,
marcher le long d'une ligne sur une certaine
distance), et des tests d'appréciation
des distances (se toucher le nez les yeux
fermés en partant bras tendus)
- éthylotest,
ou alcootest :
analyse
semi-quantitative de l'air expiré par
indicateur coloré (oxydation
de l'alcool par le dichromate
de potassium) ;
- éthylomètre électronique : analyse
de l'air
expulsé par un détecteur semi-conducteur
(sa résistivité
varie en fonction de la quantité d'alcool
adsorbée
en surface) ;
- analyse du taux plasmatique
après prise de sang.
Ces deux derniers moyens de contrôle apportent
une preuve du taux d'alcoolémie, ce qui
peut donner suite aux sanctions appropriées,
alors que l'éthylotest est utilisé pour
détecter un taux d'alcoolémie positif, lequel
sera suivi par une mesure précise par prise
de sang ou éthylomètre.
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Sanctions
France
Les peines encourues en France
suivant l'alcoolémie :
- Pour une alcoolémie comprise entre 0,5
et 0,8 g par litre de sang : une
amende de 135 euros et la perte de six
points.
- Pour une alcoolémie supérieure ou égale
à 0,8 g par litre de sang : deux
ans d'emprisonnement,
une amende pouvant atteindre 30 000 euros,
la confiscation du véhicule,
la suspension du permis
de conduire et la perte de six points.
En cas d'infraction très grave (récidive,
homicide), la peine encourue est, en plus
des sanctions pénales, l'annulation du permis
de conduire pour une durée pouvant atteindre
dix ans.
- Le 1er
février 2005,
un automobiliste de l'Ain
de 37 ans, arrêté alors que son alcoolémie,
suite à l'absorption des trois quarts
d'une bouteille de whisky,
atteignait 9,76 g par litre de sang, a
été condamné à huit mois de prison dont
sept avec sursis.
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